Mon mariage est différent des autres !

« Moi et mon mari inconverti, nous formons un couple différent, hors normes ! »

En fait, il n’y a que trois sortes de couples, ceux où les deux sont sauvés, ceux où seul l’un des deux est sauvé, et la triste majorité des couples où les deux sont perdus ! Alors oui, mon couple est différent des autres –de la majorité- parce que Dieu y est représenté. Mon foyer est donc béni.

« Moi qui suis mariée à un non-chrétien, je suis différente des autres épouses chrétiennes ! »

Je ne suis pas différente mais j’ai une responsabilité particulière en étant représentante de Dieu auprès de l’homme que j’aime.
Mon foyer devient une ambassade. En tant qu’ambassadeur, j’y ai une influence immense. J’y suis en relation privilégiée avec mon Chef Suprême qui veille avec un soin particulier à ce qui s’y passe. A l’extérieur, le péril peut être important : la mondanité assaille. Si un jour mon mari veut fuir l’hostilité ambiante contre Dieu, je dois faire en sorte qu’il soit, comme tout réfugié, bien accueilli.

« Nos problèmes viennent de notre différence spirituelle. »

Tous les couples ont des problèmes. 1 Corinthiens 7:28 : « Mais si tu te maries, tu ne commets pas de péché. Ce n’est pas non plus un péché pour une jeune fille de se marier. Mais les gens mariés connaîtront bien des souffrances et je voudrais vous les épargner. »
Etre tous deux sauvés ne supprime pas tous les problèmes.

« Les couples chrétiens sont plus heureux que nous. »

Il me semble que les couples chrétiens ont de réels atouts pour être heureux. La jalousie envers ces couples est-elle pour autant fondée ?

Dans « Construisons notre amour – Le chalet de l’amour« , Ed. Le Livre Ouvert, Denis Sonet fait une description imagée de ce qui fait la santé d’un couple. Il affirme que l’amour de soi constitue la fondation de tout l’édifice : « Pour aimer vraiment l’autre, il faut d’abord s’aimer soi-même. » Un chrétien se sait aimé de Dieu. Il a conscience de sa valeur par le prix que Dieu a dû payer pour le racheter. Il a réfléchi au commandement : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » (Luc 10:27) Un chrétien a en principe dans ses bagages une estime de soi qui sert de fondation à sa vie de couple.

3-1 ChaletEnsuite, D.Sonet présente quatre piliers : communication, tendresse, sexualité, projet commun. On peut encore penser que le projet commun est largement facilité quand le couple partage la même vraie foi, les mêmes valeurs, les mêmes perspectives éternelles. Mais cela ne semble plus aussi évident pour ce qui concerne la communication, la sexualité ou la tendresse. Pouvoir prier ensemble ne signifie pas toujours que l’on sache se parler. Spiritualiser la sexualité n’est pas toujours un facteur d’épanouissement. J’ai connu un chrétien tellement investi dans l’œuvre de Dieu qu’il en oubliait d’être gentil avec sa femme.
En réalité, il existe des couples chrétiens heureux et d’autres malheureux.

Mais il n’existe pas d’échelle de bonheur. De la même façon que les épreuves, même semblables, ne sont pas comparables, il n’est pas sage de comparer son bonheur à celui de quelqu’un d’autre. Raisonner en termes de résultats est un écueil. Il nous faut plutôt réfléchir en termes de moyens. Alors oui, on comprend que le meilleur atout que l’on puisse offrir à son couple, c’est de se rapprocher de Dieu.

4 commentaires

  • Non, mon mariage n’est pas différent des autres parce que c’est un mariage.
    Oui, il est différent des autres parce que nous sommes tous différents.
    Comme le dit Isabelle, ne nous comparons pas.
    Le bonheur dans le mariage, c’est de construire avec Dieu, et cela, tout le monde peut le faire, les croyants, en faisant ce qu’il demande, et les incroyants, en s’ouvrant à lui.
    J’ai entendu un jour qu’un signe de sagesse était de rendre sa femme heureuse. Alors c’est aujourd’hui dans mes perspectives !

  • Coucou, je suis aussi mariée à un non chrétien. Il était chrétien quand on s’est marié mais il a vite tout lâché. L’était-il vraiment au départ ?? Je n’en sais rien, peut-être que oui mais pas à 100%.
    Enfin bref, juste pour te dire que tu n’es pas la seule, que je me pose aussi beaucoup de questions et que je prie chaque jour pour la conversion de mon mari… mais je pense que Dieu, par cette épreuve, veut me transformer.

    • Merci Louane pour ce partage. Tu soulèves une question importante que j’aborderai dans un prochain post. Il est bien difficile de savoir si l’autre est sauvé. Mais quand Dieu nous adopte, il ne le fait pas à moitié. On est enfant de Dieu ou on ne l’est pas. Si on ne l’est pas, on peut le devenir.

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