Il va suivre mon exemple

« Mon mari va se rendre à l’évidence que ma foi est bonne et se convertir. »

Malheureusement, ce n’est pas garanti.
Pourtant, il faut croire que c’est un chemin plus sûr que le contraire. On le constate aisément de nos jours : quand, dans un couple, l’un se convertit avant l’autre, il s’agit souvent de la femme.

Du fait que la foi vient de ce que l’on entend (Romains 10:17), on peut penser que c’est parce que la femme est en général plus à l’aise que l’homme dans la communication verbale. A notre époque de communication effrénée, qui 2-6-2n’a pas entendu l’évangile ? Les femmes, plus réceptives aux paroles que les hommes, l’écoutent peut-être mieux.

Les hommes, eux, sont plus sensibles à ce qu’ils voient. Il leur a été donné la création à regarder pour trouver Dieu : « En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages » (Romains 1:20). La fin du verset dit qu’ils sont donc inexcusables mais reconnaissons qu’il devient difficile de regarder la création : les éclairages nocturnes empêchent de voir les étoiles, les villes empêchent de voir la campagne, la pollution empêche de voir l’eau claire, l’urgence de la vie empêche de s’arrêter pour regarder la création.2-6-1

Ainsi, au XXIème siècle, le mode de vie des pays riches me semble plus favorable à la conversion des femmes. Elles devraient voir ce fait non seulement comme un privilège (celui d’avoir du temps devant soi pour réaliser les œuvres prévues par Dieu et voir sa grâce agir) mais aussi comme une responsabilité vis-à-vis des hommes. Puisque l’homme a moins d’occasion de voir Dieu dans la création, il faut lui montrer Dieu dans nos actes, dans notre comportement, dans notre beauté. L’épouse chrétienne a un rôle fondamental pour, non pas faire entendre Dieu à son mari, mais pour le lui montrer.

On peut également penser que ce ne sont pas les circonstances modernes qui conduisent les épouses à se convertir les premières mais que Dieu fait cela délibérément depuis toujours.

Erri De Luca, incroyant mais érudit en matière d’hébreu ancien, en trouve une illustration qu’il présente dans son livre « Noyau d’olive », Ed.Folio, au chapitre intitulé « Les deux sexes ». Pour rendre toutes les nuances du mot hébreu khenegheddo, De Luca traduit Genèse 2:18 par : « Je ferai pour lui une aide comme devant et contre lui ». Un autre commentateur interprète « contre » en disant que si l’homme ne se montre pas digne de l’aide de sa femme, elle sera contre lui. Mais De Luca poursuit sur le mot « devant » : « [la racine du mot neghed] prévoit le devant, elle comporte le rang de qui se place naturellement devant une armée, et elle produit d’autre part la racine du verbe raconter, car celui qui se met à raconter une histoire se place naturellement devant les autres, non seulement frontalement, mais aussi dans ce devant vers lequel il veut conduire l’écoute des autres. (…) La direction dans laquelle ils iront sera le résultat d’une combinaison entre deux points, placés l’un devant l’autre. »

En quoi devons-nous aider nos maris ? Pour répondre à cette question, il faut en poser une autre : à quoi sert la vie ? Le but de notre vie est de connaître Dieu. Etre une aide pour son mari, un vis-à-vis, c’est se placer devant lui pour lui raconter Dieu, non pas par nos paroles, mais par nos vies.

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2 commentaires

  • Exactement… lui montrer notre amour et surtout celui de Dieu par nos actes !!

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